Riad Layalina

Bab Boujloud FezFès est une ville-musée incontournable. Grouillante et colorée, elle propose d’étonnants décors, comme la médina de Fès el-Bali, l’une des plus grandes cités de type médiéval du monde.

La ville de Fès se divise en trois parties: Fès el-Jedid (la demi-vieille) et Fès el-Bali (la vieille) qui forment la médina, et Fès la jeune (ville nouvelle) construite par les français au temps du protectorat et où se trouve le quartier administratif.

Afin d’avoir une vision d’ensemble de la ville, le mieux est de se rendre sur les hauteurs dominant la cité. Pour cela, prendre la route du tour de Fès, qui part de l’avenue Hassan II (artère principale de la ville nouvelle) et se termine sur la colline d’El Kolla où se trouve la nécropole des Mérinides (XIVeme).

Fes medinaLa Médina n’est pas seulement un centre historique réservé aux bazars et aux touristes, c’est aussi un centre économique important. Fès est l’une des villes économiques les plus importantes du Royaume, notamment la seconde ville industrielle et pourtant, une grande partie de ses activités économiques se concentre dans la médina.

Celles-ci relèvent essentiellement des industries d’art. On peut citer comme branche principale de cet artisanat, la menuiserie avec sculpture et peinture sur bois, le fer forgé, le cuivre ciselé, l’orfèvrerie, la céramique, le tissage des soieries et la broderie.

Tous ces métiers sont exercés dans de minuscules ateliers ou dans des échoppes. Les artisans se servent, pour la plupart, d’un matériel désuet.

Fes ville impérialeEn ce qui concerne la corporation des céramistes, on constate que de nombreux ateliers ne font plus d’efforts quant à la fabrication de leurs émaux et aux soins à prendre durant la cuisson. D’une part, la formule d’atelier-pilote adoptée en un temps par l’administration a permis aux artisans de conserver leur savoir-faire et d’améliorer leur production et d’autre part, l’ampleur des commandes royales de ces dernières décennies a entraîné la prospérité de certains secteurs, notamment celui de l’artisanat du décor architectural.

On assiste actuellement à un monopole de marchés et de circuits de distribution entre une minorité.

De nombreux artisans ont de plus en plus de difficultés à accéder au marché et à avoir les possibilités (matérielles et financières) de mieux produire. La question qui se pose est : comment sauver ce patrimoine culturel avec ce dynamisme socio-économique?

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